Histoire d'un nouvel état

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Kyrama
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Histoire d'un nouvel état

Message par Kyrama » 02 févr. 2013, 17:04

Le néant, voilà ce qui définissait au mieux cet espace immense où régnait une atmosphère lugubre, étouffante du fait de la chaleur intense qui régnait. C’était dans ce néant que s’élevait un homme âgée de tout au plus une vingtaine de cycle, les cheveux luisant de sueur, la peau rougie par le flux sanguin qu’il sentait pulser afin d’évacuer au mieux la chaleur en vain. Il semblait perdu, et errait dans ce vaste désert volcanique sans but aucun.

- Faites appeler les commandeur Kyoshi, il se réveille ! vite !

Il venait d’ouvrir les yeux, le néant dans lequel vaguait son esprit s’était évanouit. La lumière qui régnait dans ce nouvel espace l’aveuglait au point qu’il ne pouvait distinguer autre chose que des formes. Il chercha des yeux la provenance de cette voix qui s’était élevée mais ce fut en vain, la lumière était bien trop intense. Il lui fallut plusieurs minutes avant que les formes se définisse précisément, et c’est ainsi qu’il put distinguer un homme d’un âge avancé qui le regardait à travers une vitre. Il regarda autour de lui et se rendit compte qu’il était dans une espèce de couveuse géante toute en verre. Un tuyau lui amenait ce qui semblait être un liquide qui lui permettait de respirer. En effet, il avait ressenti une sensation étrange quand il prit conscience de sa respiration : une substance tiède emplissait chacune des alvéoles de chacun de ses deux poumons. Il tenta de retirer le tuyau mais en vain, puisque ses mains étaient maintenues par des liens invisible ; il ne pouvait bouger aucun de ses membres.
Un bruit de sas retentit dans la pièce ou était sa prison de verre, et un nouvel homme apparut dans son champ de vision restreint par la faible liberté de mouvement. Cet homme semblait être important de par son allure ainsi que son uniforme : un blanc immaculé, resplendissant, où seul un s bleuté sur la poitrine tranchait.

- Professeur Kitchu, je veux, qu’il soit sur pied dans 10minutes, et pas une de plus ! je l’attends dans mon bureau, vous l’y accompagnerai.

Telles étaient les paroles de cet homme qui semblait être le dirigeant de cette infrastructure. Sa voix était autoritaire et n’appelait à aucune contestation, elle était à la fois calme, claire et grave. Son rang devait être important. Il fit demi-tour et sorti du champ de vision.
Un bruit retentit, et le jeune homme ressentit une douleur immense, comme si on l’aspirait de l’intérieur. Le liquide qui le faisait respirer jusqu’à présent s’échappait de ses poumons. Après quelques secondes de suffocation, il put enfin respirer normalement, le tuyau s’était retiré mécaniquement et de l’air frais s’engouffrais à présent dans son appareil respiratoire. Un nouveau bruit le fit sursauter, le sas qui le tenait prisonnier venait de s’ouvrir et chacun de ses liens invisibles se relâchèrent. Aussitôt le jeune homme se mis assis, et scruta la pièce dans laquelle il était. Seul le professeur Kitchu était là, derrière un matériel technologique imposant.


- « Heureux de vous revoir parmi nous, Kyrama », dit le professeur en esquissant un sourire.

Kyrama… oui c’était là son prénom, il lui semblait familier, cependant c’était là son seul souvenir actuellement mis à part son errance dans le désert volcanique, mais c’était peut être uniquement le fruit des divagations de son esprit.


- « Où suis-je ? »
- « vous êtes en sécurité ne vous inquiétez pas, je pense que vous devez être quelque peu dérouté, mais c’est normal après tout, au vue de ce qui vous est arrivé… le commandeur Kyoshi vous attend dans son bureau dans les plus bref délais, il devrait tout vous expliquer »

Le commandeur Kyoshi, tel était le nom de cet homme si autoritaire, si respectable… mais pourquoi voulait-il le voir si rapidement dans ses logements ? Kyrama n’en savais rien, et paraissait décontenancé et même un peu effrayé. Il se rendit compte qu’il était vêtu du plus petit appareil qu’il soit, et fut soulagé que le professeur lui tende un uniforme qu’il enfila aussitôt. Il fut ensuite escorter jusqu’à sa destination par deux gardes. Le trajet fut rapide, si bien qu’il fut surpris d’arriver aussi vite, ceci peut être parce qu’il était perdu dans ses pensées. Après avoir traversé la porte, il arriva dans un grand espace orné de murs couleur rouge vif, or et blanc sur lequel était gravé un immense S. Au centre de la pièce se trouvait un bureau imposant fait d’une matière noble à n’en pas douter. Il était là, le commandeur Kyoshi, assis derrière son bureau, la tête dans ses mains. A l’entrée de Kyrama, le commandeur releva la tête et lui fit mine de s’assoir en face de lui. Le jeune homme était de plus en plus impressionné, sa gorge se contractait, son estomac s’emplissait d’un acide qui était la marque de son appréhension grandissante.

- « Tu as bien changé Kyrama… je suppose que tu te souviens de guères de chose » lança le commandeur. Devant le silence de ce dernier, il continua « ce n’est point étonnant, après ce qui t’es arrivé… »

Mais que lui était-il arrivé, telle était la question que se posait Kyrama, la problématique qui avait occupé son esprit durant le trajet qui l’avait emmené en ce lieu.

- « je … » commençai Kyrama, mais il fut interrompu.
- « tu es mon fils, fils héritier du commandeur Kyoshi, éminent dirigeant d’une nation autrefois prospère que j’ai quelque peu abandonner dans ma quête afin de te retrouver… Tu étais général en chef d’une force de défense, la plus grosse flotte que l’on ait connue dans notre nation, dont le but était de contrer une invasion sans précédent menée par nos perfides ennemi qui avaient comme dessein de nous annihiler ! »

Kyrama était bouche bée, cet homme était donc son père… il ne put dire le moindre mot et écouta le récit sans manquer une seule parole du commandeur Kyoshi.

- « Le combat fut acharner, il y eut d’innombrables pertes, mais ta stratégie nous fit sortir vainqueur du combat. C’est alors que je pris une décision qui fut dictée par ma rage, mon désir de vengeance… et c’est cette même décision qui me fit te perdre. Je t’ai ordonné de contre attaquer la nation qui avait mené cette croisade ! tu m’as obéit comme il tu le devais, bien que tu avais émis des réserves et tenté de me dissuader de semer la destruction par vengeance, tu m’avais incité à prendre les armes par la diplomatie, mais aveuglé par la rage, je ne t’ai écouté… Tu as donc mené notre raid de représailles, mais les pertes furent catastrophiques des deux côtés. Tu as sacrifié ton bâtiment afin de sauver nombre de nos soldats. Avant que le vaisseau ne s’écrase, tu l’as fait évacuer, et tu es resté aux commandes entouré par de valeureux pilotes. Vous avez mené le bâtiment de guerre hors de portée des zones civiles afin d’éviter un gâchis humain de plus. Suite à ta disparition, l’attaque fut avortée et un congrès diplomatique fut réuni entre les différents partis afin de résoudre ce différent de façon pacifique. Ton sacrifice fut l’élément décisif pour nos ennemis qui décidèrent de cesser toutes velléités. Suite à cela, nous nous sommes rendus sur l’épave et avons construit un gigantesque autel en la mémoire de ceux qui sont morts. J’ai appris plus tard que des signes montraient qu’il y avait eu des survivants qui s’étaient dirigé vers les volcans de la planète, une errance sans but à priori aux vues des traces. J’ai donc lancé des recherches et après plusieurs mois de recherches, nous avons retrouvé ton corps inanimé, brûlé… meurtrie… Nous t’avons rapatrié dans notre hôpital militaire le plus avancé où les chercheurs et les médecins se sont acharnés à te garder en vie. Après plusieurs années de recherches, une nouvelle technologie a été mise à jour. L’uranium enrichi mêlé à de l’énergie spirituelle pure permettait, selon les scientifiques, de restaurer les fonctions vitales des sujets sur lesquelles on l’expérimentait. Bientôt elle te fut appliquée et tu allais mieux de jour en jour. Bien sûre des effets indésirables furent découverts, notamment un vieillissement cellulaire accéléré, une perte des phanères… mais cela n’est rien comparé aux bénéfices, aujourd’hui tu es là, et c’est tout ce qui compte ! »

Des effets indésirables ? Kyrama en pris alors conscience en regardant son reflet dans l’étincelante du bureau : il n’avait plus son visage de jeune homme ornée par des cheveux flamboyants… non, il avait les traits tirés, durs, un crâne chauve, des sourcils inexistants… un reflet qui ne correspondait en rien à ce jeune homme qui errait dans le désert volcanique…

- « je sais que tu ne te rappelles de rien, c’est l’un des effets indésirables, mais selon les scientifique, tu devrais recouvrir la mémoire assez rapidement… avec du repos tout devrais s’arranger. Je vais te faire mener à tes appartements, et faire en sorte que tu ne manques de rien »

Le commandeur se leva, et appela ses subordonnés afin de guider son fils dans sa chambre où il devrait séjourner en attendant d’aller mieux. Avant de sortir, le commandeur se laissa aller à un moment de tendresse en étreignant son fils et en lui lançant un « bienvenu parmi les tiens mon fils ! » puis retourna s’asseoir derrière son bureau.
Kyrama fut amené à ses locaux et y resta plusieurs jours. Des personnes qu’il était censé connaitre lui rendaient visite régulièrement. La mémoire lui revint quelques semaines plus tard et dès lors tout alla très vite. Il avait assez pris de vacances et repris rapidement le chemin du travail. Il mit tout en œuvre afin de redonner à sa nation l’étincelance d’en temps. Il prit la direction des affaires diplomatiques et militaires ainsi que le commandement du développement de son état. Son père quant à lui, fatigué après tant d’épreuves, garda uniquement un droit de regard sur ce que faisais son fils : il était temps pour lui de laisser place à la nouvelle génération…

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