Pour l'Imperium Novus...
Publié : 14 juin 2010, 12:52
Galactica. Une véritable ville-planète. Un ensemble d'immeubles agglutinés les uns sur les autres, un air presque irrespirable, et surtout...surtout, des gens partout !
Lupus en avait presque du mal à respirer. Les cinq soldats qui l'accompagnaient, vêtus d'étranges armures noires, casques cachant entièrement les têtes, et armés de longs fusils noirs, ne semblaient pas indisposés par tout cela. Mais eux y étaient habitués: dès leur création, ces clones avaient été élevés pour tous les types d'environnement, aussi bien seuls sur une planète de vastes étendues, que groupés par milliers dans des souterrains puants. C'était leur formation de soldats.
Mais Lupus, lui, n'était pas un être créé artificiellement. Il était habitué aux grands espaces, et bien souvent même au vide spatial, depuis la passerelle de commandement d'un vaisseau. Et la récente installation sur Desertica n'avait pas été pour l'habituer à une ville-planète comme Galactica, quand bien même la colonie de l'Empire de Praetorius ne consistait qu'en une grande base souterraine.
Enfin, Lupus et sa petite escorte débouchèrent sur une petite place, menant au bâtiment qu'ils recherchaient: le Cercle des Alliances. La place fut traversée à rapides et longues enjambées, et enfin le perron fut atteint, puis l'entrée même du bâtiment. Là, enfin, de l'espace ! Lupus inspira profondément. Ses épaules se soulevèrent lentement, puis redescendirent. Alors, seulement, il promena son regard autour de lui, et se dirigea vers l'accueil, où se trouvait une jeune hôtesse.
- Monsieur, vous désirez ?
- Bonjour mademoiselle. Je souhaiterai ouvrir une salle afin de m'adresser aux responsables de l'Imperium Novus.
- Bien sûr...
La jeune femme baissa les yeux sur l'écran qui était devant elle, tapota quelques données, puis releva la tête vers Lupus.
- Salle E-012, monsieur.
- Je vous remercie, passez une bonne journée.
- Pareillement.
Lupus s'écarta, et fit un signe à ses hommes. Ceux-ci allèrent s'asseoir sur des bancs qui longeaient les murs de l'entrée, fusils entre les jambes, leurs dos appuyés contre le mur, raides comme des planches.
Lupus lui-même s'avança dans les couloirs, cherchant la salle qui lui avait été désignée. Enfin, après une dizaine de minutes, il la découvrit. Une salle simple, pouvant accueillir une vingtaine de personnes assises, et peut-être une cinquantaine debout, voire une soixantaine si l'on retirait tous les sièges. L'entrée donnait droit sur le pupitre, qui faisait face aux fauteuils, eux-mêmes séparés en deux groupes égaux de part et d'autre de l'entrée. Derrière le pupitre, se trouvait une baie vitrée donnant sur la place que Lupus avait précédemment traversée.
Il s'avança vers la console d'enregistrement, et mit en route les systèmes, puis vint se placer près du pupitre, dans le faisceau des systèmes.
Ceux-ci purent ainsi enregistrer l'allocution de Lupus. Géant dépassant allégrement les deux mètres de hauteur, vêtu d'un uniforme noir, avec une casquette et des gants passés à la ceinture épaisse à boucle grise, et de longues bottes noires également montant jusqu'au-dessous des genoux, il levait la tête fièrement, maintenant qu'il n'était plus rendu malade par la pression de la foule au-dehors du bâtiment. Ses cheveux noirs coupés courts laissaient voir un front très pâle, presque blanc, comme toute la peau d'ailleurs; une barbe taillée en pointe couvrait tout le long et large cou, et s'arrêtait sur la poitrine; des moustaches surmontaient les lèvres fines et pâles, qui malgré la barbe dessinaient de façon très visible un étrange rictus, moitié ironique, moitié...sadique, cruel; enfin, un nez aquilin séparait les deux yeux, très petits, presque bridés. C'étaient ces derniers qui retenaient le plus l'attention: la pupille noire était entourée de vert, un vert émeraude légèrement brillant, ressortant sur le blanc des globes; mais surtout, au fond des deux pupilles noires, des éclairs jaunes passaient, régulièrement...
Enfin, les enregistreurs purent capter la voix, lorsque celle-ci s'éleva: grave, profonde, elle était comme le tonnerre dans le lointain.
- Ce message s'adresse aux membres de l'alliance Imperium Novus.
Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, je suis Romanus Lupus, Imperator de l'Empire de Praetorius, c'est-à-dire commandant-en-chef des armées de cet empire. Nous avons établie une colonie militaire sur Desertica récemment, et souhaitons désormais nous intégrer au système politique de Galactica, afin de mieux comprendre les habitudes et la vie dans votre système stellaire.
Malgré la puissance militaire que nous avons développée hors de ce système stellaire, nous ne sommes pas un peuple violent, bien au contraire. Étant donné que l'Imperium Novus se proclame alliance pacifiste, nous souhaitons l'intégrer, d'autant qu'elle met en avant certaines de nos valeurs: l'éthique pour tous, la recherche de la Science...
Comme je l'ai précisé, nous avons créé notre colonie il y a peu, aussi n'avons nous jamais intégrée la moindre alliance.
Quant aux informations relatives à notre colonie -bâtiments, armées...-, j'ai envoyée une missive à l'État d'Hyrule, afin que celui-ci puisse vous en informer plus facilement: vous comprendrez, j'en suis certain, que je refuse de divulguer quelles sont nos forces ici, en ce lieu public.
Je vous remercie de votre attention.
Lupus s'écarta du champ des caméras, et alla s'asseoir dans le siège le plus à gauche du premier rang.
Lupus en avait presque du mal à respirer. Les cinq soldats qui l'accompagnaient, vêtus d'étranges armures noires, casques cachant entièrement les têtes, et armés de longs fusils noirs, ne semblaient pas indisposés par tout cela. Mais eux y étaient habitués: dès leur création, ces clones avaient été élevés pour tous les types d'environnement, aussi bien seuls sur une planète de vastes étendues, que groupés par milliers dans des souterrains puants. C'était leur formation de soldats.
Mais Lupus, lui, n'était pas un être créé artificiellement. Il était habitué aux grands espaces, et bien souvent même au vide spatial, depuis la passerelle de commandement d'un vaisseau. Et la récente installation sur Desertica n'avait pas été pour l'habituer à une ville-planète comme Galactica, quand bien même la colonie de l'Empire de Praetorius ne consistait qu'en une grande base souterraine.
Enfin, Lupus et sa petite escorte débouchèrent sur une petite place, menant au bâtiment qu'ils recherchaient: le Cercle des Alliances. La place fut traversée à rapides et longues enjambées, et enfin le perron fut atteint, puis l'entrée même du bâtiment. Là, enfin, de l'espace ! Lupus inspira profondément. Ses épaules se soulevèrent lentement, puis redescendirent. Alors, seulement, il promena son regard autour de lui, et se dirigea vers l'accueil, où se trouvait une jeune hôtesse.
- Monsieur, vous désirez ?
- Bonjour mademoiselle. Je souhaiterai ouvrir une salle afin de m'adresser aux responsables de l'Imperium Novus.
- Bien sûr...
La jeune femme baissa les yeux sur l'écran qui était devant elle, tapota quelques données, puis releva la tête vers Lupus.
- Salle E-012, monsieur.
- Je vous remercie, passez une bonne journée.
- Pareillement.
Lupus s'écarta, et fit un signe à ses hommes. Ceux-ci allèrent s'asseoir sur des bancs qui longeaient les murs de l'entrée, fusils entre les jambes, leurs dos appuyés contre le mur, raides comme des planches.
Lupus lui-même s'avança dans les couloirs, cherchant la salle qui lui avait été désignée. Enfin, après une dizaine de minutes, il la découvrit. Une salle simple, pouvant accueillir une vingtaine de personnes assises, et peut-être une cinquantaine debout, voire une soixantaine si l'on retirait tous les sièges. L'entrée donnait droit sur le pupitre, qui faisait face aux fauteuils, eux-mêmes séparés en deux groupes égaux de part et d'autre de l'entrée. Derrière le pupitre, se trouvait une baie vitrée donnant sur la place que Lupus avait précédemment traversée.
Il s'avança vers la console d'enregistrement, et mit en route les systèmes, puis vint se placer près du pupitre, dans le faisceau des systèmes.
Ceux-ci purent ainsi enregistrer l'allocution de Lupus. Géant dépassant allégrement les deux mètres de hauteur, vêtu d'un uniforme noir, avec une casquette et des gants passés à la ceinture épaisse à boucle grise, et de longues bottes noires également montant jusqu'au-dessous des genoux, il levait la tête fièrement, maintenant qu'il n'était plus rendu malade par la pression de la foule au-dehors du bâtiment. Ses cheveux noirs coupés courts laissaient voir un front très pâle, presque blanc, comme toute la peau d'ailleurs; une barbe taillée en pointe couvrait tout le long et large cou, et s'arrêtait sur la poitrine; des moustaches surmontaient les lèvres fines et pâles, qui malgré la barbe dessinaient de façon très visible un étrange rictus, moitié ironique, moitié...sadique, cruel; enfin, un nez aquilin séparait les deux yeux, très petits, presque bridés. C'étaient ces derniers qui retenaient le plus l'attention: la pupille noire était entourée de vert, un vert émeraude légèrement brillant, ressortant sur le blanc des globes; mais surtout, au fond des deux pupilles noires, des éclairs jaunes passaient, régulièrement...
Enfin, les enregistreurs purent capter la voix, lorsque celle-ci s'éleva: grave, profonde, elle était comme le tonnerre dans le lointain.
- Ce message s'adresse aux membres de l'alliance Imperium Novus.
Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, je suis Romanus Lupus, Imperator de l'Empire de Praetorius, c'est-à-dire commandant-en-chef des armées de cet empire. Nous avons établie une colonie militaire sur Desertica récemment, et souhaitons désormais nous intégrer au système politique de Galactica, afin de mieux comprendre les habitudes et la vie dans votre système stellaire.
Malgré la puissance militaire que nous avons développée hors de ce système stellaire, nous ne sommes pas un peuple violent, bien au contraire. Étant donné que l'Imperium Novus se proclame alliance pacifiste, nous souhaitons l'intégrer, d'autant qu'elle met en avant certaines de nos valeurs: l'éthique pour tous, la recherche de la Science...
Comme je l'ai précisé, nous avons créé notre colonie il y a peu, aussi n'avons nous jamais intégrée la moindre alliance.
Quant aux informations relatives à notre colonie -bâtiments, armées...-, j'ai envoyée une missive à l'État d'Hyrule, afin que celui-ci puisse vous en informer plus facilement: vous comprendrez, j'en suis certain, que je refuse de divulguer quelles sont nos forces ici, en ce lieu public.
Je vous remercie de votre attention.
Lupus s'écarta du champ des caméras, et alla s'asseoir dans le siège le plus à gauche du premier rang.